Simple Machines Forum
Bienvenue, Invité. Veuillez vous connecter ou vous enregistrer.
Octobre 22, 2026, 10:52:37

Connexion avec identifiant, mot de passe et durée de la session
Recherche:     Recherche +
SMF - Just Installed
837253 Messages dans 669723 Sujets par 966716 Membres
Dernier membre: Albert2119
* Accueil Aide Recherche Identifiez-vous Enregistrez-vous
+  Simple Machines Forum
|-+  General Category
| |-+  General Discussion
| | |-+  Le Mezwed
« sujet précédent | | sujet suivant »
Pages: [1] Imprimer
Auteur Sujet: Le Mezwed  (Lu 22 fois)
BeannessSer
Newbie
*
Messages: 5

114621256
Voir le profil WWW
Le Mezwed
« le: Avril 13, 2013, 02:32:56 »

Un couple-passion sur la route. Les cahots, le KO, puis le chaos. Avec « 29 Palms », Bruno Dumont poursuit son chemin régressif entamé à Bailleul jusqu'au désert de Californie.
A ce propos, « 29 Palms », c'est un film misogyne ?
Un film sur le temps et l'attente qui ne finit pas, ce n'est donc pas possible ?
Tout cinéaste a aujourd'hui la http://www.saclouisvuittonparis.fr/ volonté, même inconsciente, de faire la synthèse. Le cinéma d'auteur souffre d'être auteur, et le cinéma commercial souffre d'être commercial. Il y a un manque de chaque côté, et pas mal de complexes.
C'est-à-dire ?
On n'échappe pas aux scénarios de l'inconscient collectif. Je m'intéresse davantage au type dans la salle les yeux grand ouvert qu'à ce que j'ai à raconter. Le spectateur fait naturellement lui-même un travail de projection dans ce qu'il voit sur l'écran. C'est pourquoi j'ai travaillé sur un sentiment de danger abstrait, en réglant l'écueil du cinéma de genre classique d'une seule façon : il n'y a aucune présence maléfique. Dreyer disait que si l'on sait qu'il y a derrière une porte quelqu'un prêt à surgir avec un couteau, alors il y a suspense. Hitchcock aussi. Aujourd'hui, ce n'est plus vrai. Si je fais un travelling avant sur une embrasure de porte sans montrer l'assaillant au préalable, le spectateur a peur quand même, justement parce qu'il y a eu Hitchcock… J'en ai profité pour neutraliser le dialogue, les acteurs, la lumière. Le film est comme vidé de son contenu narratif, vidé presque de son sujet. Le meilleur cinéaste n'est pas un maître, il est le disciple du spectateur.
Dès le début, je voulais toucher le cinéma d'horreur, parce que le désert me fait peur. Dès qu'on est dans ces lieux-là, toute une imagerie dont ils sont chargés remonte à la surface, une imagerie de cinéma sanglant, Je voulais le carnage, la pulsion de l'abomination et de l'horreur. La catharsis.
C'est un road-movie, et je ne savais pas comment le finir. La fin est là pour ça, tout bêtement, pour finir, que rien ne soit possible ensuite, ni sexe, ni mouvement, ni attente, ni temps. Ni rien. Plus de film. On inverse tout, et on se retrouve dans un cul-de-sac. Le couple du film contient la sauvagerie, la sexualité, les cris, les pleurs, il est au bord de faillir. Donc la faille finit par arriver, elle est inhérente au récit.
C'est mon gros problème : je lutte contre le littéraire, j'essaie de parvenir à la non-pensée, tout en revendiquant mon droit à faire des films sales. Je crois qu'on a besoin de se régaler de ce genre de films-là, ils ont une fonction sociale très importante. Ils nettoient.
Si, sans doute. Peut-être que je virerai la fin un jour ou l'autre, comme Bonnard avec sa palette et son pinceau en train de rajouter une touche de couleur sur ses toiles dans le musée. Mais un récit est comme un mythe, il a vocation à donner du sens. Alors cette fin en donne, peut-être trop.
On a le sentiment que vous êtes allé aux Etats-Unis vous ressourcer, mais aussi chercher à réconcilier des formes de cinéma antinomiques…
J'étais parti là-bas pour mes repérages sur The End, mais on m'a refusé le financement. Sur place, j'ai eu une sorte de choc esthétique lié au territoire américain, à son immensité, au sentiment de peur qu'il faisait naître en moi. Quelque chose s'est déclenché et j'ai écrit 29 Palms en quinze jours, ce qui est très peu pour moi. D'habitude, j'écris pendant un an ou deux. Je suis parti d'une sensation, avec l'envie de parier sur la puissance du cinéma.
Bruno Dumont, on entendait parler de « The End », un film http://www.saclouisvuitton2012.fr/ américain, mais c'est « 29 Palms » qui arrive, un film américain quand même…
Quelle part a le cinéma de genre dans cette démarche ?
L'HORREUR SELON DUMONT
C'est un film d'homme. Je n'essaie pas d'atteindre l'universalité. La situation de la femme, je m'en fous, et que mon actrice m'attaque en justice pour cruauté mentale aussi. Pourquoi serait-on amis sur le plateau ? J'imagine que le film est inexact dans son portrait de la femme, mais j'assume. C'est une exploration du couple qui touche aux disputes, à la jalousie, à l'hystérie… Il y a entre les deux personnages cette tension qui, elle, est universelle, et qui fait qu'on a peur pour l'un comme pour l'autre, par identification. En disant des choses aussi simples, on est sûr de dire des choses vraies.
On ne révèle pas la fin, mais disons qu'il y a retournement de situation. Beaucoup la rejettent, au point qu'on peut se demander comment le film existerait sans elle…
Vous cherchez un cinéma régressif mais il naît d'une démarche au contraire très intello, presque littéraire…

 
Related articles:
Le Sebbar Journal d'une femme sa fen Suite 11
[url=http://segundafamilia.com/index.php?option=com_phocaguestbook&view=phocaguestbook&id=1&Itemid=1&limitstart=20+Result:+chosen+nickname+%22jordan11hdhyj%22;+captcha+recognized;+success;+BB-code+not+working;]Je tiens tout de même à critiquer quelque peu les commentaires précédents :

[/url]
Le réseau social des disparus
Journalisée

[url=http://www.php24hours.com/posting.php?mode=post&f=38]Il est reparti en voiture. Electrique. Pas la voiture, lui. Il est reparti comme une pile. Drôle de destin pour ce jurassien de Delémont qui voulait à 15 ans déjà, s'enfuire du domicile familial pour rejoindre les grandes capitales europ
Pages: [1] Imprimer 
« sujet précédent | | sujet suivant »
Aller à:  

Propulsé par MySQL Propulsé par PHP Simple Machines Forum | Propulsé par SMF 1.0.7.
© 2001-2005, Lewis Media. Tous droits réservés.
XHTML 1.0 Transitionnel valide ! CSS valide !